Agriculture – Ostréiculture

  • L'agriculture

    Le secteur agricole de la commune de LA FLOTTE s’étend sur environ 300 ha. L’agriculture de la commune se compose de :

    Une exploitation céréalière (céréales à paille) qui s’étend sur une centaine d’hectares ;
    Une exploitation dans laquelle domine la production fourragère destinée à la vente (foin) sur environ 50 ha ;
    En secteur irrigué, sur une cinquantaine d’hectares pour 2016, trois producteurs de pommes de terre primeur, quatre exploitations en maraîchage et arbres fruitiers en production de type biologique ;
    A noter que plusieurs vignes sont exploitées, notamment par des agriculteurs de Sainte-Marie.

    Un projet de relance de l’agriculture sous irrigation est en place depuis 2013 autour du bassin de récupération des eaux recyclées de la station du Clos Martin. Ce projet permet de lutter contre l’enfrichement par l’installation de jeunes agriculteurs dans le respect d’une charte agri-environnementale.

    Irrigation et autorisation d’aspersion

    Un premier arrêté ministériel, du 2 août 2010, autorisait seulement l’irrigation par goutte à goutte, mais pas par aspersion. Le dernier arrêté ministériel du 24 juin 2014 permet dorénavant l’irrigation par aspersion.

    Le dossier réglementaire, au titre de l’arrêté du 24 juin 2014, pour la réutilisation des eaux usées traitées, a été présenté par l’Agence Régionale de Santé pour une mise à jour au Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST) le 24 janvier 2017 et a obtenu un avis favorable.

    Les exploitants des parcelles irriguées bénéficient d’une eau de qualité A depuis que la station d’épuration du Clos Martin s’est équipée d’un dispositif UV. Le traitement UV n’altère pas la composition chimique de l’eau, puisqu’il n’y a pas d’ajout, sauf de l’énergie. Cette qualité d’eau permet l’irrigation des fruits et légumes crus.

    Il s’ensuit que les propriétaires de jardins maraichers touchés par l’eau d’irrigation n’ont aucun souci à se faire en ce qui concerne la qualité de leurs produits.

  • L'ostréiculture

    L’ostréiculture à La Flotte

    Dans les années 50, l’ostréiculture était souvent une activité complémentaire d’une exploitation agricole. Mais avec son développement rapide dans les années 60, beaucoup d’agriculteurs ont laissé la terre au profit de la mer. L’ostréiculture devient une activité à part entière.

    Du début et jusqu’à une période récente, les ostréiculteurs se consacraient surtout à l’élevage, ils vendaient essentiellement leurs huîtres à des grossistes. Selon leur taille, certaines étaient directement commercialisées, d’autres étaient revendus à des ostréiculteurs affineurs.

    Mais peu à peu, en raison du développement touristique et des nouveaux circuits commerciaux, bon nombre d’ostréiculteurs ont modifié leur organisation de travail pour mieux valoriser leur production.

    Les producteurs, installés dans le bourg, ont ouvert des établissements en bord de mer, plus fonctionnels, plus mécanisés, pour répondre à une demande de qualité.

    L’ostréiculture se réalise maintenant sur trois ensembles importants, en des lieux diversifiés :

    – des parcs en mer, sur le Domaine Public Maritime, sous forme de concession,

    – des établissements à terre, répondant à des normes sanitaires et permettant une organisation  rationnelle et mécanisée,

    – des claires dans les marais pour l’affinage.

    Le service des Affaires Maritimes attribue à des personnes ou à des sociétés des concessions pour l’exploitation des huîtres. Ainsi à La Flotte, plus de 55 hectares du domaine public maritime sont concédés pour les activités ostréicoles, sur les 372 hectares de l’île de Ré dont 52%, soit 197 hectares sont à des exploitations rétaises.

    Sur le territoire communal, les établissements sont installés pour quelques-uns dans le bourg, au Marais,  près du Fort La Prée et pour un très grand nombre sur la zone du Préau, petit et grand.

    Mais les exploitants flottais ont élargi leur champ d’exploitation sur l’île de Ré : Rivedoux, Ste Marie, Loix, le Martray, le Fier d’Ars, sur le littoral charentais, en particulier Fouras et ses environs, mais également en Bretagne, en Vendée.

    Les entreprises ostréicoles sont souvent des entreprises familiales. L’ostréiculteur y travaille seul ou en couple ou avec plusieurs membres de sa famille.  Certains s’associent pour mettre leur parc en commun et d’autres montent des sociétés pour mieux valoriser leur organisation.

    De plus les conditions d’installation permettent de mettre en oeuvre des procédés techniques améliorés, les cales d’accès à l’estran sont nombreuses et entretenues, les parcs sont accessibles en tracteur, …

    Nous comptons 16 établissements sur les 57 exploitations en activité sur l’île de Ré, (soit 29% des exploitations rétaises), dans lesquelles travaillent, en permanence, plus d’une soixantaine de personnes, comme chefs d’exploitation, ou comme salariés, tout au long de l’année. Durant certaines saisons, le nombre de ces travailleurs peut tripler, en particulier au cours du mois de décembre pour répondre rapidement aux exigences du marché des fêtes de fin d’année.

    Chaque producteur a son mode d’exploitation, aussi chacun propose des huîtres au goût et aux parfums différents selon le lieu et le mode. C’est là la richesse de la profession, métier qui laisse place à la création, comme le métier de la vigne, à chaque vigneron son vin.

    Les normes sanitaires sont de plus en plus exigeantes entraînant souvent des investissements lourds. Aussi, ajoutés à la mécanisation du métier pour le rendre moins pénible, l’ostréiculteur peut être obligé a des efforts financiers importants et supporté des endettements.

    La vente aux grossistes est toujours importantes, des ostréiculteurs sont des éleveurs, du naissain au grossissement, et, en fin de cycle, ils vendent leur production, calibrée mais en vrac, à des courtiers, des négociants ou des expéditeurs.

    Mais de nombreux ostréiculteurs se sont lancés dans la commercialisation de leur produit par la vente directe aux particuliers, la vente aux restaurants et aux poissonniers et, enfin, à celle de la grande distribution locale ou régionale.

    Certains ostréiculteurs vendent directement sur les marchés de l’île de Ré, mais d’autres de plus en plus nombreux vont sur les marchés du continent, à la campagne, dans des grandes villes, même en région parisienne, selon les périodes de l’année.

    La production de l’ostréiculture flottaise approche les 1 500 tonnes d’huîtres sur les 3 200 tonnes de l’île de Ré, presque la moitié. Mais le tonnage peut varier d’une saison à l’autre.

    La profession est fortement impactée par la crise de la mortalité des huîtres. Celle-ci est vécue parfois différemment d’une entreprise à l’autre selon son mode d’exploitation. Cette mortalité de l’huître fait l’objet de nombreuses recherches tant de la part des « entreprises de nurserie » proposant le naissain ou de la part de l’IFREMER  (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer). Les chercheurs sont encore dans le domaine des hypothèses. Mais, la profession s’organise face à cette situation.

    La qualité de l’huître est dépendante de la qualité de son environnement. Aussi, les ostréiculteurs sont très soucieux de protéger la biodiversité de leur milieu que ce soit dans les marais ou sur l’estran.

    S.P. BERTHOMÈS – Extrait du bulletin printemps-été 2013